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La came dans la petite cuillère se laisse chauffer à l'aide de la flamme du briquet placé en dessous. La flamme noircit un peu le métal comme toujours. Le jus de citron qui dilue la drogue forme une petite bulle qui éclate sous l'effet de la chaleur. La seringue se remplit doucement, lentement, sûrement, sous l'oeil vigilant de la jeune femme qui veille à ne pas perdre une seule goutte de la précieuse dose. Le garot est déjà posé depuis dix minutes, la veine est apparente, bleue, fine. Le creux du bras est déjà défiguré par les piqûres antérieures mais ce n'est pas le problème, il reste toujours de la place pour une nouvelle piqûre, toujours. L'aiguille creuse se place naturellement sur la veine, un automatisme. Elle s'enfonce dans la veine. Le sang revient un peu dans la canule, normal. La jeune femme appuie sur le piston. La drogue rentre dans le sang. Elle se sent partir. Voilà. Ca n'a duré qu'une seconde, cette seconde là elle en avait besoin. Un besoin atroce, vicieux, malsain, mais un véritable besoin. Ca fait des années qu'elle en a besoin. Elle fourre tout son matériel dans un sachet plastique qu'elle enfonce précipitamment dans son sac. Elle fait glisser la fermeture du sac, rabaisse ses manches, sort des toilettes où elle se trouvait. Elle se dirige jusqu'aux lavabos, se lave les mains à côté des autres femmes venues se remaquiller. Des femmes comme elle, oui, sauf que les autres femmes elles ne se piquent pas. Elle se remet un coup de crayon noir au passage, en profite pour regarder ses yeux de près dans le miroir. La pupille est dilatée, comme d'habitude, toujours comme d'habitude. Une petite tête d'épingle peut être, un peu plus nan ?! De toute façon elle s'en fiche, personne ne lui dira rien, personne ne lui dit jamais rien en réalite. Elle a dix-huit ans, elle a de longs cheveux roux, d'un beau roux, qui lui descendent jusqu'au bas du dos, elle est photographe indépendante, elle est riche, elle s'appelle Etzozia, et elle se drogue.
*
*....*
... Lass dich zu mir treiben
Ich lass mich zu dir treiben
1000 Meere weit
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... Lass dich zu mir treiben
Ich lass mich zu dir treiben
1000 Meere weit
Ça y est. Le concert est fini. Les quatres stars Allemandes saluent leur public et s'en vont en courant après avoir jeté quelques bouteilles d'eau sur celui ci. Les cris continuent pendant un moment, puis se tassent. La salle se vide, les gens partent. Les Tokio Hotel, eux, ont repris leur route vers leur prochaine date de tournée. Tom, Bill, Georg et Gustav sont dans leur bus, en direction de Hamburg, demain soir : nouveau concert. Ils ont de dix-huit à vingt ans et le succès les a déjà pris dans ses rouages, le show-biz, les paillettes, déjà ils ont presque tout vécu de la vie des grandes stars hollywoodienne, presque. Ils ne tardent pas à aller s'allonger dans leur couchettes-lits, un concert : c'est fatiguant. Les voilà, les quatres grandes étoiles allemandes, crevées, et prêtes à s'endormir. Un "Bonne nuit" général rententit dans l'espace contigu du bus. L'adrénaline des concerts, la route, la fatigue, le bus, les fans, les groupies, l'habitude. Leur drogue à eux c'est la musique, leur passion. Leur seconde à eux c'est le moment pile où les projecteurs s'allument pour laisser place au "spectacle", cette seconde là ils en ont besoin. Elle est leur seconde de virtuosité à eux, leur seconde bonheur. La seconde où ils se sentent vraiment dans leur élément : La Musique, la Virtuosité des musiciens s'exprime dans cette seconde là, la beauté de la voix du chanteur s'entend dans cette seconde là. Et ce soir ils ont pu vivre cette seconde, comme ils la vivront demain ... Hamburg, grande ville, pleine de drogués il est vrai ...
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Encore une histoire de droguées. Tant pis pour vous, j'aime bien les écrire moi ces histoires la.
Encore les même prénoms, pas d'imagination moi ?, mais si vous avez des idées ...
Je vous en prie, excitez vous !
Eug'.
Encore une histoire de droguées. Tant pis pour vous, j'aime bien les écrire moi ces histoires la.
Encore les même prénoms, pas d'imagination moi ?, mais si vous avez des idées ...
Je vous en prie, excitez vous !
Eug'.
