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Etzozia. Qu'elle détestait son propre prénom, sa propre vie, sa propre bêtise à ce moment précis. Elle allait l'avoir sa seconde, encore une fois, encore aujourd'hui elle allait se détruire un peu plus, à croire qu'elle aimait ça, se détruire, la seringue était prête, il ne suffisait plus que d'appuyer sur le piston, comme tous les jours, s'enfoncer une mort lente et certaine dans les veines, ça elle savait faire. Elle le savait pourtant que c'était mal, qu'elle devait s'arrêter. Elle avait promis de s'arrêter, mais seule dans son cauchemar, elle n'y arrivait pas. Elle le voulait vraiment, mais elle continuait un peu malgré elle, parce qu'au fond, quand on a la possibilité, le luxe de pouvoir se permettre le superflu, le stupide, pourquoi s'en priver. Ca faisait des années qu'elle ne vivait que pour ça, non, qu'elle ne vivait que de ça, et elle n'était pas prête de s'arrêter de vivre, pas maintenant, elle devait continuer, par respect pour ceux qui l'aurait voulu et ne le pouvait pas, eux, par respect pour ceux qu'elle avait aimé et chéri, et qui l'avaient quittés, comme ça, d'un coup, qui l'avait abandonnée... Vrrrrrrrrrr, vrrrrrrr, vrrr, Ah. Ca s'était son portable qui vibrait, certainement une amie qui avait besoin d'elle, personne ne l'appellait jamais sans avoir besoin d'elle de toute façon. Elle décrocha.
- Humm, j'écoute ...
- Etttttttz', j'ai besoiin de toii, lui répondit aussitôt une voix qu'elle connaissait bien.
- Ahh, c'est toi. Qu'est ce qui se passe ?, demanda Etzozia. Finalement elle avait peut être des amies. Ok elle l'appelait pour quelque chose, mais c'était elle qui l'appellait, pas quelqu'un d'autre.
- Hann, en fait euh, on a des places pour le concert des Tokio Hotel ce soir, ici à Hambuuuurg tu te rends compte !!, répliqua la voix toute excitée à l'autre bout du téléphone.
- Ouahh, mon dieu mais c'est super ça. Etzozia s'efforcait d'avoir la voix enjouée, bien sûr qu'elle aimait bien Tokio Hotel, mais elle, elle n'avait pas de place.
- J'ai peut être oublié de préciser que j'avais une place pour toi nan ..., révéla son amie à la jeune junkie.
- Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, ouais t'avais oublié, explosa Etzozia à l'entente de cette nouvelle. Elle allait pouvoir les voir, en fait, elle les aimait vraiment bien.
- Par contre, le seul problème qu'on a, c'est qu'on peut pas y aller.
- Quoii ?! oO Comment ça on peut pas y aller ?
- En fait, tu es la seule qui à une voiture, et ma mère veut pas que je rentre tard, paraît que je la réveille --', expliqua Mafalda à son amie.
- C'est ça ton problème ?! Parce que ça c'est pas un problème pour moi ...
Voilà, elle allait les voir ce soir. Finalement elle retira la seringue de son bras, en oubliant d'appuyer. Et elle la vida dans l'évier, elle venait de jeter plus de 200¤ de came à la poubelle, et ça ne lui faisait rien. Sa seconde aujourd'hui, ce serait celle où ils commenceraient à chanter. Son adrénaline, sa drogue, ce serait sa voix à lui, leurs cordes à eux, et ses caisses, ses cymbales, leur musique, pour aujourd'hui au moins. Parce qu'elle voulait les entendre sans l'effet appaisant de la drogue, les voir sans un voile qui lui cacherait leurs couleurs, pour une fois depuis longtemps, elle avait envie d'aller quelque part, d'avancer vers un but, et tout ça sans rêve, parce que son rêve ce soir, ce serait eux.
[ ... ]
Elle était passé prendre Mafalda et Mercredi un peu plus tôt. Aucun embouteillage ce soir dans les rues d'Hamburg, la voiture roulait silencieusement, pleine de vie à l'intérieur. Aucune file d'attente non plus. Les places étaient Vip's, alors évidemment, la voiture était passée tout droit devant la file, s'était garée sur le parking privé, et les trois jeunes filles n'avaient eu qu'à monter les escaliers pour trouver leur places, juste en face de la scène. Elles s'étaient assises, avaient participé à la Holaa de dix minutes. Etzozia était un peu blanche, Mafalda le lui avait fait remarqué, elle s'était contenté de répondre par un sourire, elle voulait montrer qu'elle allait bien. En réalité : elle n'allait pas bien. Son corps était froid, la fille avec le tee-shirt rouge en bas, dans la fosse, lui sautait au yeux, sa main tremblait déjà sans qu'elle puisse la contrôler, bien cachée dans sa poche, mais elle ne le dirait pas, elle ne voulait pas gâcher la soirée, le concert ...
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J'accepte les critiques, les critiques et tout le reste ... J'en demande même.
Des questions peut être ?! Lâchez vous, je réponds avec plaisir.
RECHERCHE UNE FIC DEJA LONGUE ET PUTAIN DE BIEN A LIRE. HELP !.
Je vous en prie, excitez vous !
Eug'.